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Episode 30 - La poésie des chiffres
Publié le 28/05/2014 @ 08:00:00 dans la catégorie Chroniques
Je me demandais après presque un an de billets sur notre blog de quoi j'allais vous parler cette semaine. De concurrents, de justice, d'argent, il reste encore beaucoup de choses et d'expériences à vous raconter, nos vies sont riches en rebondissements. Mais ce dimanche, en allant voter, je pensais chiffres, et c'est sur ce point que je vais finalement revenir.

Pour beaucoup de personnes, les chiffres, les maths, c'est un peu comme un gros mot. Imposé pendant des années à l'école, les maths, la manipulation de ces chiffres et ce que cela représente, c'est un calvaire. Et pourtant, pour des gens comme moi, c'est un plaisir, une joie, un moment que l'on attend toute la semaine comme une délivrance, une plaine de jeux.

Une joie, et une malédiction

Si vous discutez de cela avec mon père, il vous apprendra que quand il rentre dans une pièce, il compte le nombre de carrelages, le nombre de briques, etc. Je me souviendrai toujours quand nous allions en vacances, pendant le long trajet jusqu'au sud de l'Espagne, il calculait sans cesse de tête sa moyenne, le temps restant, le nombre de kilomètres encore à parcourir, et tout ce que nous donnent aujourd'hui nos loyaux amis que sont les GPS et smartphones.

Ma soeur et moi avons, apparemment, hérité d'une forme similaire d'amour des chiffres. Ma soeur en terminant analyste à la Police passe ses journées à digérer des chiffres. Moi, de mon côté, après la beauté des lignes de code ait réussi à y rajouter l'analyse de chiffres et de données. Il m'est toujours impossible quand je rentre dans une pièce de ne pas, un peu comme mon père, regarder l'environnement dans lequel je me trouve et me représenter en tête le bâtiment dans lequel je suis, pour comprendre où sont les pièces, qu'elles en sont les tailles, et comment on aurait finalement pu mieux optimiser ces espaces. Quand notre métier en dépend, c'est une chance, mais dans d'autres moments de la vie cette chance est aussi une sorte de malédiction.

Prenez une série de chiffres, c'est ennuyant. Et pourtant, en les regardant plus longtemps, on essaie d'y trouver un pattern, une manière de déterminer quel en sera la suite, comprendre ce que cela représente et ce que cela peut donner comme informations. L'esprit n'a de repos que quand cela aura été utilisé, exploité, et qu'il n'y aura finalement plus d'autre moyen de visualiser ces chiffres. Prenez un simple historique d'achats liés à des informations démographiques simples (nom/ville/date de naissance). Vous pensez facilement à 2 ou 3 analyses possibles, mais après 4 ans, on approche doucement de pas loin de 200 analyses sur ces simples chiffres, et chaque mois de nouveaux moyens de se les représenter et d'en tirer des conclusions arrivent sur la plateforme.

Mais une malédiction, vraiment?

Difficile de comprendre si vous n'êtes pas touché par un symptôme similaire. Proche de l'obsession, le monde autour de nous n'est que logique. Action et réaction, additions, tout s'explique d'une manière raisonnée, rationnelle. Et il serait illusoire de penser que lorsque vous voyez en journée des chiffres et des formes 3D tournez dans votre tête pour votre boulot, il n'en est pas de même le soir autour d'une table, dans une discussion avec des amis, ou en essayant de vous endormir.

En presque 35 ans maintenant, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, j'ai été confronté plusieurs fois à d'autres phénomènes tout aussi mathématiques, le chaos. Des personnes ou des situations qui, dans un premier temps défient la logique, ou y sont tellement fermés que des décisions ou des actes sont posés défiant tout sens rationnel. Et votre instinct primaire est perturbé, il se bat pour essayer de rendre la logique à cette situation, alors que souvent il vous manque quelques paramètres pour rendre un semblant de logique à la situation.

Sur le moment même, quand cette rationalité est perturbée, cela pose question, et pourtant même socialement, même sentimentalement, tout a une logique et une explication. Les relations sociales ne sont, en fait, finalement qu'une équation à leur niveau.

L'arrivée de la vente...

Je n'ai débarqué dans la vente sur de gros contrats que ces dernières années grâce cette société. Et, pour un domaine que je pensais à la base inadapté à notre type de personnalité, il est au contraire un défi et un plaisir. Je ne parle pas du fait de convaincre une personne qu'un système est efficace, quoi que encore, mais dans un meeting décisif, je retrouve finalement le même type de sensation qu'en visualisant un environnement physique. Les idées, les besoins, les mots, sont d'autres variables que l'on peut mettre en musique et une fois que l'on dispose de suffisamment de données, on peut comprendre la situation et retourner tous les composants pour faire marcher l'écosystème dans un sens qui sera positif pour tous les intervenants.

Ce type de vente est amusant, créatif, et un plaisir pout tout informaticien/mathématicien doué d'un sens "inné" de logique.

Et on revient à l'impulsivité

Beaucoup pensent que les décisions prises sont impulsives, car bien plus rapides que la majorité des gens. Exemple privé, j'ai 2 enfants, début 2013 ma femme m'indique son souhait d'avoir un jardin. Toutes les variables ont été analysées, la meilleure solution était de vendre notre appartement pour passer du côté locataire pendant quelques années. Quelques heures plus tard les décisions étaient prises, et moins de 2 mois plus tard l'appartement était en vente et nous avions déménagé.

Tout cela pour dire que quand on se retrouve face à une situation, il y a des variables, des inconnues, et il suffit bien souvent de tout mettre à plat calmement pour décider de manière efficace et prompte. Est-ce que les décisions sont toutes bonnes? Loin de là, certaines variables changent, et il est temps alors de réviser ses décisions. Mais je persiste à penser qu'il est plus facile d'avancer dans une majorité de situations quand on décide rapidement, quitte à se raviser par la suite.

Sébastien
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