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Episode 28 - Il n'y a qu'une seule certitude...
Publié le 04/05/2014 @ 08:00:00 dans la catégorie Chroniques
En 34 ans, j'ai appris qu'il n'y a qu'une certitude, même si la science fiction voudrait autrement, l'issue est inévitable et définitive. Notre temps est compté, et celui-ci passe à une vitesse bien plus folle que ce que nous l'imaginons. Avec les années, j'ai rencontré une série de profils différents, et les entrepreneurs ne rentrent idéalement que dans une de celles-ci, je vous explique.

Les sleep walkers

Premièrement, il y a les gens qui "attendent la mort" comme je les nomme. Ils préfèrent oublier cet aspect final de leur vie, et participent à la société d'une manière plutôt obligatoire, sans réellement de projet ni de vision à long terme. Typiquement, les personnes qui vous plaignent quand vous avez trop de travail alors que de votre côté vous en êtes tout excité. J'avoue avoir du mal à comprendre ce comportement, encore plus quand ils vous disent qu'ils s'ennuient, mais c'est un choix de vie qui se respecte.

Les torturés

Ensuite, nous avons les gens paniqués, qui ont compris que leur vie a une date de péremption, mais qui sont incapables de gérer cette fatalité. Pour moi ce sont des personnes qui se sont un peu perdues entre la volonté d'ignorer la fin de vie, et ceux qui l'acceptent plus sereinement en comprenant qu'il faut mettre tous les instants à profit. Malheureusement, cette paralysie reste parfois durant de longues années, et se terminent souvent par un nombre incalculable de regrets face à ce qu'ils ont imaginé pouvoir faire dans la vie mais n'ont jamais osé en faire les choix. Par peur de réussir, par peur de la déception, car souvent s'imaginer qu'on peut le faire et vivre dans ce rêve est plus doux que d'oser l'échec.

J'ai une affection assez particulière pour ce type de personne, car bien ils sont souvent dans un état d'esprit proche des impulsifs, mais n'en ont pas le courage. Il leur manque ici un petit peu de courage, là un peu de folie, et bien qu'ils utilisent de mauvais arguments pour se convaincre qu'ils ne peuvent pas réaliser des millions de choses, tout cela est à leur portée à partir du moment où ils gagnent assez de confiance en eux. Tous n'arrivent pas à sortir de cet état d'esprit, mais je reste un grand optimiste et je reste persuadé que de passer à l'étape suivante est une libération. Mais tout cela est un travail long sur soi, et n'est pas à la portée de tous.

Les impulsifs

Finalement, il y a les gens qui ont compris que leur temps est plus que limité sur terre, et qui pensent ne jamais avoir assez de temps que pour réaliser tout ce dont ils ont envie. Dans ceux que j'ai rencontrés de cette catégorie, cela se caractérise souvent par une impulsivité poussée à son maximum, quitte à souvent se planter. Ce n'est pas une généralité, mais souvent cette catégorie de personne est remplie d'une rationalité déconcertante pour le commun des mortels. Face à une décision ou une envie, on aligne les options, les conséquences pressenties, et une fois aligné la décision est rapide. Cela n'empêche en rien un revirement de position, c'est très souvent le cas même quand on a mal jugé la situation, mais une décision rapide permet de directement se vider l'esprit et passer à la prochaine étape/décision.

Il reste une autre catégorie, que mon cher associé me souffle à l'oreille, mais que je trouve minoritaire, et qui peut pour ma part se retrouver dans les impulsifs. Certains ont très bien conscience de la fin, et ne s'en préoccupent pas, ils préfèrent vivre ce qu'ils ont envie, sans se soucier réellement de l'avenir. Pour moi, c'est une forme d'impulsivité, et même si ils n'ont pas tous une vocation d'être entrepreneur, c'est quelque chose qui peut leur convenir assez bien.

Et bibi?

C'est vrai, c'est un blog, donc un peu personnel finalement. Mais avant de revenir sur nos cas spécifiques, je voudrais juste signaler que mon classement n'a rien de rigoureusement scientifique, je ne suis pas un anthropologue, et il est volontairement simplifié. Je n'exclus en rien autour de moi l'une ou l'autre catégorie, bien que je trouve les premiers insipides, ils ne le sont pas pour d'autres, et j'essaie de garder un équilibre entre impulsifs et quelques torturés. Les impulsifs pour se souvenir que je ne suis pas seul dans cet état d'esprit, les torturés un peu plus égoïstement, pour essayer de les tirer vers le haut quand ils l'acceptent, et quand le défi est à portée.

J'ai toujours eu un caractère mixte entre impulsivité, détermination et le besoin de "récompenses", le besoin de savoir pourquoi je devais faire quelque chose. Il y a des dizaines d'anecdotes comme cela mais je n'ai accepté d'apprendre à nager par exemple que parce qu'un jour je voulais un bâteau à moteur et que selon mes parents à l'époque je devais pouvoir nager pour aller le rechercher en cas de panne (et une fois l'objectif compris, je nageais en quelques jours...).

J'ai eu la chance, si on peut dire, d'avoir vécu très jeune (25 ans à peine) quelques mois avec une santé difficile. Je ne rentrerai pas dans tous les détails c'est inutile, mais suite à des problèmes cumulés d'allergies, et alimentaires, mon corps m'a indiqué pendant de longs mois que peut être, je ne passerais pas l'hiver. Je me souviendrai toute ma vie d'un jour, après avoir réussi péniblement et en de longues heures à me rendre à l'hôpital pour une enième analyse, je me voyais là, à 25 ans, à moitié agonisant sur un banc de mon effort, alors que passaient devant mois un homme largement passé la 70aine, fringuant comme un jeune homme. Et à ce moment vous vous dites: la vie est cruelle, je dois trouver une solution à ce problème pour réaliser mes rêves.

Transformer une épreuve en un enseignement, voilà un déclic important, et celui-ci en aura été un des plus importants. Une fois rétabli, et j'en remercie encore mon épouse pour sa patience et son support indéfectible, j'avais face à moi une série d'objectifs personnels et professionnels, dont j'ai réussi en moins de 10 ans à en réaliser une énorme majorité si pas la totalité. 10 ans, alors que certains de ces objectifs étaient pourtant à l'époque du domaine de l'inatteignable, mais mois après mois les choses se sont mises en place, en prenant une série de décisions et en faisant des rencontres importantes.

Est-ce que tout le monde est capable d'être un chef d'entreprise? Non, je ne le pense pas, mais tout le monde ne le désire pas, fort heureusement. Je reste persuadé qu'un esprit analytique et rationnel est fondamental pour réussir, et bien que plein d'autres profils me montre que j'ai tord, je souris toujours en lisant les articles sur le nombre de psychopathes qui sont aujourd'hui politiciens ou chefs d'entreprises.

Sébastien
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