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Publié le 05/11/2014 @ 22:00:00 Dans Chroniques
Cette dernière décennie, en me promenant dans diverses structures, je n'ai pu que constater souvent une situation très similaire. L'IT, service transversal au service des autres, n'a de cesse de tenter de se rendre indispensable. Pourquoi?

On pense bien sûr à la sécurité, car l'IT rime souvent avec les limitations des accès sur les postes clients. Pour éviter les virus, pour éviter qu'un employé passe sa journée à surfer plutôt que de travailler. La confiance entre l'IT et les utilisateurs lambda est souvent faible.

Mais au final, ce n'est pas ce qui me choque. Non, ce qui me choque, c'est quand il y a des applications développées en interne. De base, dans ces situations, un informaticien semble considérer qu'un responsable marketing n'est pas capable de comprendre la technique, et qu'il doit toujours passer par un informaticien pour accéder à ses données. Je stigmatise? Pas si sûr.

Concrètement?

Prenez le secteur du retail, qui ne diffère souvent pas des autres mais que nous rencontrons régulièrement pour le moment. Vous disposez d'une base de consommateurs, et vous avez envie de pouvoir envoyer un email à toutes les femmes inscrites ces 30 derniers jours. Comment faire? Une fois la campagne décidée, vous allez devoir envoyer un mail ou une demande au service IT pour demander l'export. Une fois le fichier reçu, vous avez oublié de demander la date de naissance car vous vouliez confirmer cette information avec les consommateurs. Vous redemandez donc au service IT, qui, débordé, finira par répondre après une semaine. 2 semaines plus tard, vous pouvez enfin lancer votre action.

Cela, c'est en interne, en externe le tout est encore plus complexe souvent, et facturable à souhait car un humain devra lire votre mail, écrire le script, et vous répondre. Frustrant vous avez dit? Du protectionnisme je dirais plutôt...

C'est probablement un acte inconscient, qui mélange protectionnisme et manque de confiance, mais le service informatique préférera garder le contrôle absolu sur ce que l'on peut faire réellement de la base, la manipuler, y accéder, en considérant parfois que le marketing ne devrait pas réaliser certaines opérations. Avec les années, la frustration accumulée par les autres services se ressentira dans l'ambiance entre les services, considérant au final que le service informatique n'est pas capable de fournir les services souhaités en interne, et cela limitera aussi bien les développements internes par manque de temps que par certitude des dirigeants que l'interne n'est pas, souvent à tort, capable de répondre à leurs besoins.

Les investissements dans l'informatique ont été nombreux ces dernières années pour automatiser certaines tâches, mais dans cette automatisation il manque souvent une dernière étape d'interfaces pour les autres services disposer des outils nécessaires pour fonctionner de manière autonome. La réduction de personnel ferait-elle, au final, peur à l'IT?

Je n'aime pas ce moto

Depuis toujours, j'ai préféré essayer d'expliquer à mes proches comment dominer la technologie, comment être autonome pour régler la télévision, pour réparer son PC d'une panne simple en donnant autant que possibles les clés de ce qu'ils utilisent et une marche à suivre simple pour ne pas dépendre de l'informaticien "tout/trop puissant".

Sur Freedelity, nous avons tenté de reprendre le même esprit, proposer des outils qui permettent aux clients de faire tout ce dont ils ont envie sans jamais devoir nous le demander. Leur donner les possibilités de consulter les statistiques dont ils ont envie en cliquant simplement, de récupérer tout ou partie de leur base avec une série de filtres user friendly pour pouvoir l'exploiter, l'analyser sur Excel si ils en ont envie, ou la fournir à un autre prestataire. Et in fine d'offrir au marketing les outils dont ils ont besoin pour communiquer par différents moyens de leur propre chef. Chose qu'au final, non seulement l'IT mais les boîtes de communications essaient de réduire au minimum pour se garantir un revenu confortable.

N'oubliez jamais que les utilisateurs ne sont pas idiots, ils sont tout aussi capables si on leur donne les outils adéquats de savoir ce dont ils ont besoin pour leur action, et préfèrent de loin avoir une certaine autonomie que de toujours demander à une tierce personne de réaliser le travail. C'est plus efficace, plus rentable, et nettement moins frustrant. Et après tout, ceci n'est qu'une question de respect de son utilisateur...
Publié le 06/10/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
C'est un article publié fin de semaine dernière que je découvre ce lundi matin avec un peu de tristesse. Une startup s'éteint en Belgique, une de plus, salut Tevizz. Plein de compassion pour une autre entreprise qui disparaît, je m'interroge tout de même sur la manière dont on présente cela.

Je pars du principe que nous avons besoin d'un éco-système IT innovant, fort, et rempli de dynamisme pour pouvoir survivre. Pour que l'on puisse évoluer, le marché doit être en bonne santé, et pour cela nous devons tous travailler pour le bien de notre ville, de notre région, de notre nation (la galaxie on en reparle dans un autre article, éventuellement). Et en lisant la presse, dont l'article sur le site du vif, je remarque qu'on ne crucifie pas seulement une société.

Certes, une société meurt, c'est dramatique, aussi bien pour les fondateurs, pour les actionnaires, pour les clients mais surtout pour les employés, car il ne faut pas l'oublier une startup c'est un projet de passionnés. Mais, dans de nombreux cas cela représente aussi le pain qui nourrit un petit nombre de familles. Et ce vendredi, on apprend donc dans Le Vif que cette société disparaît, et quelle illustration sera choisie par l'auteur?

Le logo de la société? Non.
Un mur de réseaux sociaux comme sur le précédent article parlant de la société? Non.
Une photo du site de la société? Non, toujours pas.

Non, l'échec, il est caractérisé dans la presse par la photo des fondateurs. L'échec, c'est celui des vilains fondateurs, ces vilaines personnes qui, alors qu'ils ne sont pas dans une forme olympique ont refusé l'interview, et doivent être punis par une photo de leur tête, en plus d'un article dénonçant leur échec à chaud. Et il faudra bien entendu insister sur le fait que non, ces fondateurs n'ont pas eu le courage/envie/temps de répondre à la presse.

Combien d'années faudra-t-il encore lutter dans nos beaux pays pour que l'on arrive à pardonner à ceux qui ont osé? Que l'on parle de l'échec, car cet échec est important pour apprendre aux autres startups. Toute une communauté peut apprendre des erreurs des autres startups, les échecs sont bien souvent bien plus instructifs que les réussites, mais j'aime espérer qu'un jour on pourra faire la différence entre partage de cette information et ce goût du sang face à l'échec.

Nous n'avons aucune information ni contact privilégié avec cette startup, mais nous souhaitons à leurs fondateurs ainsi qu'à leurs employés de se relever on ne peut plus vite.

Sébastien

L'article en question: Sortie de route pour Tevizz
Publié le 12/08/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
Ce matin, en lisant les brèves comme je le fais chaque réveil, ce qui d'ailleurs me suffit amplement en quelques minutes de réveil et de déjeuner pour savoir ce qu'il se passe dans le monde (comparé à la messe du soir, optimisons, optimisons), je lis avec amusement que la vente des poires a doublé ces derniers jours. La raison est simple, suite à un embargo, les producteurs ont lancé un appel au "belgo belge", et les consommateurs belges ont répondu positivement.

Cela semble stupide dans un premier temps, et pourtant, ce débat avait déjà été largement écrémé entre amis. D'un côté on s'offusque de conditions de productions pour certains secteurs, ou de la délocalisation de certaines usines, de l'autre lorsqu'on achète on oublie aisément que notre comportement au jour le jour a un impact énorme sur toute la chaîne derrière.

Plus jeune, j'ai acheté une partie de mon alimentation dans des magasins bios. Par obligation pour certains aliments que l'on ne trouvait à l'époque que chez eux, pas plaisir par la suite, mais il y avait une restriction de choix, et économiquement ce n'était pas toujours faisable. Abandonner le bio pour autant? En fait, pas vraiment, avec les années la grande distribution a commencé à intégrer une partie de ces produits et la différence de prix pour certains produits est tellement minime qu'un choix responsable peut être posé. Le mot est lâché, l'achat responsable.

Il est hors de question de priver mes enfants de friandises, de me priver de certaines boissons, ou de produits industriels qui me conviennent parfaitement, mais quand je fais les courses j'essaie de penser à l'impact des produits achetés sur mon environnement local. Pas besoin de remplir mon caddie de produits bios, de produits belges, mais si chaque personne fait attention à 5% de ses achats en préférant un produit local, cela a des conséquences énormes pour toute l'économie locale. Et même si je ne connais pas mon voisin fermier, ou le producteur namurois de fraises, il ne faut pas beaucoup de temps pour comprendre qu'il est plus intéressant d'un point de vue emploi et transport d'acheter un produit local.

Ce constat, je ne suis pas le premier à le tirer, un de nos clients l'a fait, D'ici à Naninne, qui propose 50% de produits en provenance de moins de 50km. Si nous avons réussi à finalement imposer une information de comparaison de prix sur les étiquettes en supermarchés, une signalétique locale pourrait être un facteur aidant à l'acte d'achat. Idéaliste, je tends à espérer que cette initiative continuera à se développer, et que nous pourrons facilement mixer les habitudes de nos aïeux qui allaient chercher le lait à la ferme avec nos besoins de rassembler tout ceci sous un seul toit pour économiser du temps.

Ce soir, je mangerai donc une poire, belge, sans volonté de protectionnisme, sans penser à la crise en Ukraine, juste pour le plaisir de manger un produit de la région. Et quand j'aurai fini ma poire, je rêverai que nos enseignes poussent les gens à ce type de comportement, en utilisant par exemple... des outils de fidélité?

Sébastien
Publié le 15/07/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
Si vous êtes un homme et que vous lisez cet article, vous allez certainement me répondre: "On reste à la maison", ou "On regarde le foot". Vous n'avez pas tort, restez à la maison est certainement une réponse classique pour un homme, nous n'aimons que rarement le shopping, mais vous n'êtes pas sur un blog de Shopping... L'aspect qui m'intéressait pour cet article est plutôt celui du commerçant.

Cela fait déjà plusieurs années que l'on propose nos services aux commerçants, et la première année je me suis déjà étonné de ce fait. Durant les périodes de soldes, les commerçants souhaitent arrêter tout système de fidélité, arrêter la captation de toute nouvelle personne dans leur base, se couper ainsi d'une partie de leur clientèle.

Mais pourquoi leur donner quoi que ce soit? Le prix est déjà assez bas!

Erreur. Le prix n'est pas un facteur qui déclenche la fidélité chez un consommateur. Certes quelques acteurs offrent une remise directe sur les prix ce qui augmente l'enclin à utiliser la fidélité par le consommateur, mais le geste reste un contrat commerce/consommateur, acceptant d'un côté de donner ses coordonnées et acceptant de l'autre de récompenser ce geste d'une manière ou d'une autre.

Vos prix sont trop bas pendant les soldes? Innovez! Innovez en proposant un autre type de service, d'accepter les retours pendant quelques jours, de promettre d'inviter à une braderie, ou d'ouvrir un sac ou un cadeau au consommateur, qu'il soit brandé ou non. Ou innovez en osant continuer à offrir de la fidélité, tout simplement.

Ce client reviendra à un autre moment, tant pis pour la périoe des soldes!

Encore une fois, oserais-je dire, c'est une erreur. Bien sûr, si vous dirigez un magasin alimentaire, votre consommateur reviendra plus que probablement à un autre moment de l'année, mais pour la majorité des commerces, les soldes attirent un public bien différent de ceux de tous les jours, qui ne peuvent parfois simplement pas se permettre de venir dans ce commerce. Ou qui ne pensent pas à aller acheter des vêtements (typiquement, des hommes) pendant le reste de l'année car cela les ennuie.

Qu'il soit occasionnel ou habituel, il est plus que primordial de savoir qu'un client vient dans un commerce pendant les soldes. En cas de braderie, cette cible réagira avec certitude mieux à toute communication que le reste des clients, ils ont un profil de chasseur de bonnes affaires. Et ce comportement varie pour un consommateur d'enseigne à enseigne, vous pouvez être un habitué dans un magasin de vêtements mais ne faire les soldes que dans un autre, et en se privant de fidélité pendant les soldes, ce commerce ne connaîtra jamais rien du consommateur.

Trop de mondes!

Certes. Pendant les soldes, il y a souvent des files un allongement aux caisses. Mais il en est de même durant les fêtes, et comme durant les fêtes, cela se produit pendant une période de congés étudiants. Pourquoi ne pas simplement engager un étudiant pour se promener en magasin pour inscrire les consommateurs? Pourquoi ne pas engager un étudiant pour faire l'inscription en caisse? Cela se prépare, et avec un peu d'organisation cela ne prendra pas plus de temps. Durant les fêtes, avec de gros paniers de courses, certains de nos clients en profitaient d'ailleurs pour lire la carte et expliquer au consommateur le programme de fidélité propre au magasin pendant qu'ils scannaient les articles, ce temps est généralement perdu sinon.

Finalement, c'est pour moi une question de bon sens, une base de données cela se construit toute l'année, à tout instant, sinon elle ne sera jamais complète et ne permettra jamais une exploitation optimale pour le point de vente.

Sébastien
Publié le 28/05/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
Je me demandais après presque un an de billets sur notre blog de quoi j'allais vous parler cette semaine. De concurrents, de justice, d'argent, il reste encore beaucoup de choses et d'expériences à vous raconter, nos vies sont riches en rebondissements. Mais ce dimanche, en allant voter, je pensais chiffres, et c'est sur ce point que je vais finalement revenir.

Pour beaucoup de personnes, les chiffres, les maths, c'est un peu comme un gros mot. Imposé pendant des années à l'école, les maths, la manipulation de ces chiffres et ce que cela représente, c'est un calvaire. Et pourtant, pour des gens comme moi, c'est un plaisir, une joie, un moment que l'on attend toute la semaine comme une délivrance, une plaine de jeux.

Une joie, et une malédiction

Si vous discutez de cela avec mon père, il vous apprendra que quand il rentre dans une pièce, il compte le nombre de carrelages, le nombre de briques, etc. Je me souviendrai toujours quand nous allions en vacances, pendant le long trajet jusqu'au sud de l'Espagne, il calculait sans cesse de tête sa moyenne, le temps restant, le nombre de kilomètres encore à parcourir, et tout ce que nous donnent aujourd'hui nos loyaux amis que sont les GPS et smartphones.

Ma soeur et moi avons, apparemment, hérité d'une forme similaire d'amour des chiffres. Ma soeur en terminant analyste à la Police passe ses journées à digérer des chiffres. Moi, de mon côté, après la beauté des lignes de code ait réussi à y rajouter l'analyse de chiffres et de données. Il m'est toujours impossible quand je rentre dans une pièce de ne pas, un peu comme mon père, regarder l'environnement dans lequel je me trouve et me représenter en tête le bâtiment dans lequel je suis, pour comprendre où sont les pièces, qu'elles en sont les tailles, et comment on aurait finalement pu mieux optimiser ces espaces. Quand notre métier en dépend, c'est une chance, mais dans d'autres moments de la vie cette chance est aussi une sorte de malédiction.

Prenez une série de chiffres, c'est ennuyant. Et pourtant, en les regardant plus longtemps, on essaie d'y trouver un pattern, une manière de déterminer quel en sera la suite, comprendre ce que cela représente et ce que cela peut donner comme informations. L'esprit n'a de repos que quand cela aura été utilisé, exploité, et qu'il n'y aura finalement plus d'autre moyen de visualiser ces chiffres. Prenez un simple historique d'achats liés à des informations démographiques simples (nom/ville/date de naissance). Vous pensez facilement à 2 ou 3 analyses possibles, mais après 4 ans, on approche doucement de pas loin de 200 analyses sur ces simples chiffres, et chaque mois de nouveaux moyens de se les représenter et d'en tirer des conclusions arrivent sur la plateforme.

Mais une malédiction, vraiment?

Difficile de comprendre si vous n'êtes pas touché par un symptôme similaire. Proche de l'obsession, le monde autour de nous n'est que logique. Action et réaction, additions, tout s'explique d'une manière raisonnée, rationnelle. Et il serait illusoire de penser que lorsque vous voyez en journée des chiffres et des formes 3D tournez dans votre tête pour votre boulot, il n'en est pas de même le soir autour d'une table, dans une discussion avec des amis, ou en essayant de vous endormir.

En presque 35 ans maintenant, que ce soit au niveau professionnel ou personnel, j'ai été confronté plusieurs fois à d'autres phénomènes tout aussi mathématiques, le chaos. Des personnes ou des situations qui, dans un premier temps défient la logique, ou y sont tellement fermés que des décisions ou des actes sont posés défiant tout sens rationnel. Et votre instinct primaire est perturbé, il se bat pour essayer de rendre la logique à cette situation, alors que souvent il vous manque quelques paramètres pour rendre un semblant de logique à la situation.

Sur le moment même, quand cette rationalité est perturbée, cela pose question, et pourtant même socialement, même sentimentalement, tout a une logique et une explication. Les relations sociales ne sont, en fait, finalement qu'une équation à leur niveau.

L'arrivée de la vente...

Je n'ai débarqué dans la vente sur de gros contrats que ces dernières années grâce cette société. Et, pour un domaine que je pensais à la base inadapté à notre type de personnalité, il est au contraire un défi et un plaisir. Je ne parle pas du fait de convaincre une personne qu'un système est efficace, quoi que encore, mais dans un meeting décisif, je retrouve finalement le même type de sensation qu'en visualisant un environnement physique. Les idées, les besoins, les mots, sont d'autres variables que l'on peut mettre en musique et une fois que l'on dispose de suffisamment de données, on peut comprendre la situation et retourner tous les composants pour faire marcher l'écosystème dans un sens qui sera positif pour tous les intervenants.

Ce type de vente est amusant, créatif, et un plaisir pout tout informaticien/mathématicien doué d'un sens "inné" de logique.

Et on revient à l'impulsivité

Beaucoup pensent que les décisions prises sont impulsives, car bien plus rapides que la majorité des gens. Exemple privé, j'ai 2 enfants, début 2013 ma femme m'indique son souhait d'avoir un jardin. Toutes les variables ont été analysées, la meilleure solution était de vendre notre appartement pour passer du côté locataire pendant quelques années. Quelques heures plus tard les décisions étaient prises, et moins de 2 mois plus tard l'appartement était en vente et nous avions déménagé.

Tout cela pour dire que quand on se retrouve face à une situation, il y a des variables, des inconnues, et il suffit bien souvent de tout mettre à plat calmement pour décider de manière efficace et prompte. Est-ce que les décisions sont toutes bonnes? Loin de là, certaines variables changent, et il est temps alors de réviser ses décisions. Mais je persiste à penser qu'il est plus facile d'avancer dans une majorité de situations quand on décide rapidement, quitte à se raviser par la suite.

Sébastien
Publié le 15/05/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
Mon cher Marc avait déjà écrit un article cataloguant les ineptes préjugés des marques à propos de facebook. C'est un bon point de départ pour un peindre un tableau à la fois plus large et plus accablant : Les sociétés essaient-elles vraiment de comprendre qui sont leurs consommateurs?

Bon. Avant de jeter la pierre, il est bon de faire un peu d'introspection. Nous ne sommes pas parfaits, nous nous plantons régulièrement, et nous allons encore souvent faire des erreurs dans le futur. On est humains, donc faillibles par définition. Maintenant, parlons plus concrètement de quelques faits de base.

Un e-Commerce en Belgique?

Avant de revenir dans le secteur que nous côtoyons depuis des années, passons un instant dans le monde online pour un petit tour d'horizon. Après tout, tant Marc que moi y avons exercé nos "talents" pendant de longues années avant Freedelity ; les choses ont évolué, certes, mais par rapport à cette époque les besoins, eux, n'ont pas fondamentalement évolué.

Je parlais il y a peu encore avec un commerçant d'une certaine renommée désireux de lancer son e-Commerce en Belgique. Son but ? Proposer la même chose que dans sa boutique : un espace de conseils pour les articles, et ensuite faire une livraison à partir de son stock en magasin. Cela lui évite un investissement important pour gérer la logistique, et il espère ainsi pouvoir augmenter son débit, ses marges, etc. Petit problème : en faisant cela, il répond à ses besoins mais pas à celui de ses consommateurs.

En ligne, l'internaute dispose de dizaines de sites pour récupérer les conseils et avis (majoritairement ceux d'autres internautes), et bien qu'un service de suggestions soit apprécié il n'est pas un facteur de décision pour acheter sur un e-Commerce en particulier. Non, ce que cherche un internaute avant tout c'est une information claire, une commande rapide et aisée, et une livraison exemplaire. Bien que je mette la logistique en dernier, c'est sur ce point que le consommateur se fait finalement son avis, et est impressionné par la rapidité ou la lenteur du service. Une fois un bien commandé, à peine le bouton du paiement appuyé, il faudrait presque que la porte sonne pour déposer le colis. Science-fiction, et pourtant, des sociétés s'en approchent.

Prenons le cas de Coolblue : commandez avant minuit, et le lendemain matin votre colis est chez vous. Ils ne proposent pas de fonction de back-order, tout au plus maintenant pour certains articles une pré commande. Pas de stock, pas de commande pour ne pas frustrer le consommateur, et pour tout le reste dès que votre commande est validée le processus se met en route à une vitesse incroyable. Mieux que cela, le port est gratuit pour le lendemain, et si vous voulez votre colis le jour même, pour un petit supplément et moyennant certaines conditions, vous pouvez être livré le soir même, chez vous.

Pour un achat que j'ai réalisé il y a peu, j'ai comparé quelques gros retailers ; entre l'un qui me proposait une livraison 4 jours plus tard pour un gros électro, un autre qui me demande toutes mes informations avant d'éventuellement me donner une date, et Coolblue lui me dit que je serai livré dans les 12h sur la page du produit, le choix était vite fait. En plus, le processus d'inscription/paiement est optimisé à son maximum (numéro de carte enregistré, compte client, notification automatique par email puis sms de la mise sous colis du produit, etc.)

Finalement, pour une personne active, quand un électro important est en panne, on veut une solution, et on a pas le temps ni l'envie de prendre (perdre ?) une demi-journée de congé pour aller le chercher au magasin du coin ; la livraison au bureau ou à la maison, dans une plage horaire précise, est ce qui favorise la décision, l'argument du prix passant (presque) au second plan. C'est normal, on paie pour un service efficace. Cette tendance à l'immédiateté était déjà présente il y a 5 ans, mais elle s'accentue d'une manière incroyable, et les plateformes logistiques actuelles peuvent permettre aux fournisseurs une réactivité immédiate.

Et le retail donc?

Le constat est à mon sens similaire. Il y a une mutation des habitudes de consommation comme toujours, mais celle-ci s'accélère, et tous les commerces ne semblent pas toujours se rendent bien compte de la population qu'ils attirent, ni toujours s'adapter à leur public. Ils restent, bien trop souvent, fidèles à la ligne de conduite qui a été définie par le siège, et préfèrent changer leur public que de capitaliser sur leur clientèle existante.

Prenons des exemples concrets. Un magasin de jouet dont les statistiques montrent que la clientèle est composée de parents et de grands parents. Ces magasins sont-ils particulièrement adaptés aux grands-parents avec un affichage adéquat, un accès aisé, un parking plus large ? Non, ils vendent des jouets, et donc parlent bien trop souvent au public qui consomme le produit (les enfants), et non celui qui l'achète.

Autre exemple, les confiseries. Les chiffres veulent que les hommes soient bien plus généreux dans ce type de commerce que les femmes. Moins nombreux certes, mais avec des paniers moyens largement supérieurs. Ces boutiques sont-elles plus adaptées à des hommes que des femmes dans la pratique? Je vous laisse deviner... Ici aussi on pense au produit et à son utilisateur mais pas toujours à celui qui décide de l'acheter.

Chaque secteur a des exemples concrets, la liste pourrait être longue, mais je n'en prendrai plus qu'un pour vous montrer à quel point il y a du travail dans les enseignes pour comprendre comment le monde "fonctionne" de leur point de vue : le secteur de l'habillement. Public visé ? Souvent les femmes, qui vont venir seules ou accompagnées. Et si elles sont accompagnées, quelle sera la réaction de l'accompagnant ? Il en aura marre après 15 minutes et tentera par tous les moyens d'écourter cette pénible visite dans le magasin de mode préféré de sa douce... On sourit en voyant dans d'autres pays des "parkings à hommes", et pourtant, le commerçant qui trouvera une solution pour divertir les hommes pendant que les femmes peuvent flâner à souhait dans les rayons aura un succès sans faille. Et les hommes sont un "problème", mais les enfants également : l'exemple d'Ikea qui propose une plaine de jeux à l'entrée du magasin pour laisser le couple se promener dans le calme dans ses rayons est sans hésiter une réussite à copier. Quand verrons-nous d'ailleurs des garderies pour enfants dans des cinémas, théâtres, restaurants ?

Concluons...

Acheter reste un acte de plaisir. Que ce soit au magasin de bricolage, au restaurant ou pour des fringues, l'achat est un acte de plaisir récompensant le dur labeur qui a produit les moyens de s'offrir ce dont on a envie. Cet acte de plaisir n'est pas encore aujourd'hui compris, ni par les e-Commerces qui misent sur d'autres valeurs que la rapidité et efficacité de livraison, ni par les enseignes qui oublient le contexte social de leurs consommateurs (familles, enfants, stress, ...).

Il reste encore de nombreuses choses à réaliser, à essayer et à inventer, et copier le principe du voisin pour simplement vendre un produit reste efficace, mais on peut faire tellement mieux avec un peu d'imagination, et une bonne connaissance de sa clientèle !

Sébastien
Publié le 04/05/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
En 34 ans, j'ai appris qu'il n'y a qu'une certitude, même si la science fiction voudrait autrement, l'issue est inévitable et définitive. Notre temps est compté, et celui-ci passe à une vitesse bien plus folle que ce que nous l'imaginons. Avec les années, j'ai rencontré une série de profils différents, et les entrepreneurs ne rentrent idéalement que dans une de celles-ci, je vous explique.

Les sleep walkers

Premièrement, il y a les gens qui "attendent la mort" comme je les nomme. Ils préfèrent oublier cet aspect final de leur vie, et participent à la société d'une manière plutôt obligatoire, sans réellement de projet ni de vision à long terme. Typiquement, les personnes qui vous plaignent quand vous avez trop de travail alors que de votre côté vous en êtes tout excité. J'avoue avoir du mal à comprendre ce comportement, encore plus quand ils vous disent qu'ils s'ennuient, mais c'est un choix de vie qui se respecte.

Les torturés

Ensuite, nous avons les gens paniqués, qui ont compris que leur vie a une date de péremption, mais qui sont incapables de gérer cette fatalité. Pour moi ce sont des personnes qui se sont un peu perdues entre la volonté d'ignorer la fin de vie, et ceux qui l'acceptent plus sereinement en comprenant qu'il faut mettre tous les instants à profit. Malheureusement, cette paralysie reste parfois durant de longues années, et se terminent souvent par un nombre incalculable de regrets face à ce qu'ils ont imaginé pouvoir faire dans la vie mais n'ont jamais osé en faire les choix. Par peur de réussir, par peur de la déception, car souvent s'imaginer qu'on peut le faire et vivre dans ce rêve est plus doux que d'oser l'échec.

J'ai une affection assez particulière pour ce type de personne, car bien ils sont souvent dans un état d'esprit proche des impulsifs, mais n'en ont pas le courage. Il leur manque ici un petit peu de courage, là un peu de folie, et bien qu'ils utilisent de mauvais arguments pour se convaincre qu'ils ne peuvent pas réaliser des millions de choses, tout cela est à leur portée à partir du moment où ils gagnent assez de confiance en eux. Tous n'arrivent pas à sortir de cet état d'esprit, mais je reste un grand optimiste et je reste persuadé que de passer à l'étape suivante est une libération. Mais tout cela est un travail long sur soi, et n'est pas à la portée de tous.

Les impulsifs

Finalement, il y a les gens qui ont compris que leur temps est plus que limité sur terre, et qui pensent ne jamais avoir assez de temps que pour réaliser tout ce dont ils ont envie. Dans ceux que j'ai rencontrés de cette catégorie, cela se caractérise souvent par une impulsivité poussée à son maximum, quitte à souvent se planter. Ce n'est pas une généralité, mais souvent cette catégorie de personne est remplie d'une rationalité déconcertante pour le commun des mortels. Face à une décision ou une envie, on aligne les options, les conséquences pressenties, et une fois aligné la décision est rapide. Cela n'empêche en rien un revirement de position, c'est très souvent le cas même quand on a mal jugé la situation, mais une décision rapide permet de directement se vider l'esprit et passer à la prochaine étape/décision.

Il reste une autre catégorie, que mon cher associé me souffle à l'oreille, mais que je trouve minoritaire, et qui peut pour ma part se retrouver dans les impulsifs. Certains ont très bien conscience de la fin, et ne s'en préoccupent pas, ils préfèrent vivre ce qu'ils ont envie, sans se soucier réellement de l'avenir. Pour moi, c'est une forme d'impulsivité, et même si ils n'ont pas tous une vocation d'être entrepreneur, c'est quelque chose qui peut leur convenir assez bien.

Et bibi?

C'est vrai, c'est un blog, donc un peu personnel finalement. Mais avant de revenir sur nos cas spécifiques, je voudrais juste signaler que mon classement n'a rien de rigoureusement scientifique, je ne suis pas un anthropologue, et il est volontairement simplifié. Je n'exclus en rien autour de moi l'une ou l'autre catégorie, bien que je trouve les premiers insipides, ils ne le sont pas pour d'autres, et j'essaie de garder un équilibre entre impulsifs et quelques torturés. Les impulsifs pour se souvenir que je ne suis pas seul dans cet état d'esprit, les torturés un peu plus égoïstement, pour essayer de les tirer vers le haut quand ils l'acceptent, et quand le défi est à portée.

J'ai toujours eu un caractère mixte entre impulsivité, détermination et le besoin de "récompenses", le besoin de savoir pourquoi je devais faire quelque chose. Il y a des dizaines d'anecdotes comme cela mais je n'ai accepté d'apprendre à nager par exemple que parce qu'un jour je voulais un bâteau à moteur et que selon mes parents à l'époque je devais pouvoir nager pour aller le rechercher en cas de panne (et une fois l'objectif compris, je nageais en quelques jours...).

J'ai eu la chance, si on peut dire, d'avoir vécu très jeune (25 ans à peine) quelques mois avec une santé difficile. Je ne rentrerai pas dans tous les détails c'est inutile, mais suite à des problèmes cumulés d'allergies, et alimentaires, mon corps m'a indiqué pendant de longs mois que peut être, je ne passerais pas l'hiver. Je me souviendrai toute ma vie d'un jour, après avoir réussi péniblement et en de longues heures à me rendre à l'hôpital pour une enième analyse, je me voyais là, à 25 ans, à moitié agonisant sur un banc de mon effort, alors que passaient devant mois un homme largement passé la 70aine, fringuant comme un jeune homme. Et à ce moment vous vous dites: la vie est cruelle, je dois trouver une solution à ce problème pour réaliser mes rêves.

Transformer une épreuve en un enseignement, voilà un déclic important, et celui-ci en aura été un des plus importants. Une fois rétabli, et j'en remercie encore mon épouse pour sa patience et son support indéfectible, j'avais face à moi une série d'objectifs personnels et professionnels, dont j'ai réussi en moins de 10 ans à en réaliser une énorme majorité si pas la totalité. 10 ans, alors que certains de ces objectifs étaient pourtant à l'époque du domaine de l'inatteignable, mais mois après mois les choses se sont mises en place, en prenant une série de décisions et en faisant des rencontres importantes.

Est-ce que tout le monde est capable d'être un chef d'entreprise? Non, je ne le pense pas, mais tout le monde ne le désire pas, fort heureusement. Je reste persuadé qu'un esprit analytique et rationnel est fondamental pour réussir, et bien que plein d'autres profils me montre que j'ai tord, je souris toujours en lisant les articles sur le nombre de psychopathes qui sont aujourd'hui politiciens ou chefs d'entreprises.

Sébastien
Publié le 24/04/2014 @ 08:00:00 Dans Chroniques
Penchons-nous aujourd'hui sur un sujet assez sensible. Sous le titre volontairement simpliste de cette chronique se cache un phénomène aussi réel qu'absurde et incompréhensible. Accrochez-vous, va y avoir du lourd...

Devoir de mémoire

Nombre de psychologues, de neurologues, de philosophes ou encore de chercheurs admettent (à des degrés divers) le concept de "mémoire universelle", qui postule l'existence d'une sorte de "réservoir mémoriel global", commun à tous les membres de notre espèce, et dans laquelle nos consciences individuelles iraient puiser l'information brute avant de la décanter, de la traiter et d'en extraire la substantifique moelle.

Que l'on adhère à cette théorie ou qu'on la considère comme relevant de la science-fiction est matière strictement personnelle ; cette chronique n'a d'ailleurs pas pour objet d'en débattre. Mais ce concept illustre cependant une réalité indubitable : une idée n'a jamais un caractère d'unicité absolue. En d'autre termes, si vous avez une idée à un moment donné, il est certain que quelqu'un d'autre, ailleurs, à un autre moment, a déjà eu (ou aura) une idée similaire.

A la base d'une startup, forcément, il y a toujours une idée. Quand cette idée vient du cerveau d'une seule personne, celle-ci cherchera alors les ressources nécessaires - humaines, financières et techniques - au développement de ladite idée. Lorsque l'idée germe dans l'esprit de plusieurs personnes, celles-ci - si elles se connaissent - choisissent généralement de s'associer pour monter une structure qui portera l'idée en question.

Donc, partant de ce postulat, il est logique de considérer que LA grande idée que vous avez eue, que vous avez portée à bout de bras, pour laquelle vous avez accepté tant de sacrifices, d'autres l'ont eue avant vous et d'autre l'auront après vous. Qu'ils en aient fait quelque chose de concret a peu d'importance à ce stade. Ce qu'il importe de comprendre, c'est que d'une certaine manière, cette idée ne vous appartient pas vraiment. Du moins, pas dans sa formulation générique.

Il y a là une chose fondamentale qui doit être comprise et acceptée pleinement : une idée n'appartient à personne. Et de ce fait, sa propriété n'est pas protégeable sous le couvert du respect de la propriété intellectuelle. On peut protéger une implémentation, une technique, une technologie ou même un savoir-faire, mais pas une idée. Immatérielle par nature, ses déclinaisons peuvent être préservées de la copie servile et de la reproduction frauduleuse en utilisant des outils comme les brevets. C'est un vaste débat qu'il ne nous appartient pas d'initier ici, mais c'est surtout un point fondamental qu'il convient d'appréhender dans toute sa complexité.

Ainsi, l'idée qui a entraîné la création de Freedelity, à savoir l'utilisation de la carte d'identité électronique comme carte de fidélité unique, n'était pas neuve en elle-même. Elle procédait de l'ajustement de plusieurs autres idées que d'autres avaient eues avant nous, et qu'ils avaient (pour certains) déjà mis en pratique. La carte de fidélité unique est une réalité depuis bien longtemps. La carte d'identité électronique aussi. Combiner les deux avait déjà affleuré l'esprit d'autres entrepreneurs, même s'ils n'avaient pas voulu (ou osé) franchir le pas, par manque d'enthousiasme, de moyens, de conviction, de compétences ou d'intérêt.

Concurrent, je te hais !

Lorsque l'entrepreneur que vous êtes s'approprie une idée et décide d'en tirer quelque chose de tangible, deux cas de figure peuvent se présenter : soit les personnes ayant eu la même idée avant vous reconnaissent la manière donc vous l'avez implémentée (peut-être pas aussi facilement que vous l'aimeriez, mais ils le font) ; ou alors, ces personnes considèrent que l'idée en question leur appartenait, et qu'en la développant vous la leur avez tout simplement volée. Reste un troisième cas occasionnel : l'indifférence, plutôt rare.

Le ressentiment qui s'installe dès lors dans l'inconscient de celui qui s'estime ainsi lésé peut aller très loin. Il vous tiendra personnellement responsable de ses échecs, de ses ratés. Qu'une seule chose aille de travers dans la mécanique de sa propre activité, et il vous en tiendra rigueur. Et lorsque la jalousie de votre réussite entre dans le jeu, les choses risquent de se corser d'autant plus que le rationnel est éliminé de l'équation.

C'est là qu'on touche au surréaliste et à l'absurde : pour tenter de faire valoir ses droits - totalement injustifiés et injustifiables, rappelons-le - sur la propriété de l'idée qu'il prétend sienne, votre adversaire (car c'est ce qu'il est devenu) ne va pas jouer sur l'innovation, la différenciation technique ou économique, le marketing ou les prix des produits ou des services ; il va aller là où, indépendamment de toute logique, ses prétentions ont une (petite) chance d'être entendues. Il va aller en justice.

The Devil's Advocate

Devoir aller en justice en tant qu'accusé, c'est entrer dans un grand jeu de dupes dont personne ne sort jamais intact, même si c'est dans le but de prouver sa bonne foi en sachant que l'on a absolument rien à se reprocher. Aborder un procès, pour des motifs aussi futiles soient-ils, requiert d'avoir à ses côtés des professionnels aguerris, tant le moindre minuscule détail dans un rapport ou un jeu de conclusions de plusieurs centaines de pages peut faire toute la différence. Et au-delà de l'aspect purement financier (car aller en justice coûte cher, voir TRÈS cher), c'est une énergie énorme qu'il faut mobiliser pour rédiger les rapports, effectuer des recherches, étayer les faits, apporter des preuves, et surtout garder son calme (très difficilement, parfois). Une énergie qu'on aurait volontiers investie dans la création de nouveaux produits, dans la prospection d'un nouveau marché, ou dans la signature d'un beau partenariat.

De plus, les choses traînent. Longtemps. Un procès s'étend souvent sur plusieurs mois, voire sur plusieurs années. Ou encore plus, si l'on considère les possibilités d'aller en appel ou en cassation. Le problème principal, c'est que pendant que vous êtes empêtré dans une telle procédure, tant que la justice n'a pas établi votre bon droit de manière irréfutable (tant que faire se peut, s'entend), vous devenez, vous et votre startup, persona non grata auprès de toute une série de gens très précieux : les banques, les investisseurs, les business angels, les institutions, etc. Autant de freins et d'obstacles dont vous vous seriez bien passés, alors que vos comptes plongent tout doucement dans le rouge et que la seule réponse que vous entendez lorsque vous parlez de prêt bancaire, d'octroi de subsides ou d'augmentation de capital est : "on verra après le procès". Comme si vous aviez le luxe de vous permettre d'attendre...

Il semble que ces dernières années, un certain nombre de jeunes entreprises aient adopté ce mode de fonctionnement comme solution alternative de financement. On observe le marché, on identifie celui qui fait plus ou moins la même chose que vous, et plutôt que d'essayer de le battre à la loyale, sur ce qu'il offre et la manière dont il le vend, on l'attaque en justice pour le premier motif fallacieux qui vient à l'esprit, en espérant décrocher le jackpot au bout du compte, tout en ayant l'assurance d'avoir sérieusement ralenti l'impudent concurrent. C'est en tout cas l'avis d'un certain nombre d'observateurs du secteur, qui déplorent - à juste titre - l'énorme gaspillage d'efforts mis en cause, alors qu'il y a tellement de choses plus constructives à accomplir.

Poussé à l'extrême, ce phénomène donne le "patent troll", cette structure vide créée autour d'un portefeuille de brevets, qui ne produit jamais rien, et dont l'unique raison d'exister est de rançonner (il n'y a pas d'autre terme) tout ce qui semble enfreindre de près ou de loin lesdits brevets. Heureusement pour nous, ce genre de pratique est surtout très répandu outre-Atlantique, et n'existe quasi pas sous nos latitudes... Pour le moment.

En guise de conclusion

Je n'ai hélas pas de lien ou d'article à vous fournir pour illustrer le propos de cette chronique au sujet un tantinet plus sérieux que d'habitude. Mais j'ai par contre une dernière réflexion à partager avec vous, avant de clore le sujet.

Sans considération de taille ou de nature de segment, de principes ou d'éthique commerciale, de type d'activité ou de catégorie de produit ou de service, et malgré cette crise dont on ne cesse de nous rabâcher les oreilles, le marché économique au sein duquel nous évoluons, nous autres startups, est plus qu'assez vaste que pour nous permettre de coexister, de croître, de prospérer et de collaborer harmonieusement.

Il n'y a rien de plus volatil qu'une idée ; on ne pourra jamais empêcher un autre d'avoir la même idée que nous, et de s'en servir pour construire quelque chose de mieux que ce que nous-mêmes avons pu créer. Et nous devons nous en réjouir. Car une saine compétition stimule l'intelligence et la créativité, dynamise le marché, et au bout du compte nous permet à tous de nous améliorer chaque jour davantage. Et ce pour le plus grand bénéfice de tous, à commencer par le nôtre.

Marc
Publié le 17/04/2014 @ 09:08:19 Dans Chroniques
Depuis que nous tenons ces chroniques, nous avons abordé un grand nombre d'aspects différents de notre vie de startupeurs (oui, startupeurs. C'est joli comme néologisme, vous ne trouvez pas ?). Mais cependant, en relisant tous les délires que nous avons pondus depuis bientôt un an, je me rend compte - à mon grand étonnement - qu'il y a un point que nous n'avons jamais évoqué... Avec quoi construit-on un système comme celui de Freedelity ? Attachons-nous donc à combler cette lacune.

Je code, donc je suis

Freedelity, c'est à la base (comme vous le savez déjà) du code. Beaucoup de code. Beaucoup beaucoup de code. A la (très grosse) louche, quelques dizaines de millions de lignes. Du Delphi quasi-exclusivement pour le moteur, un peu de PHP pour certaines classes et librairies utilisées du côté des outils d'acquisition et des applications à usage interne, pas mal de javascript pour le frontend, et une grosse pincée de Java et d'Objective-C pour les applications mobiles et industrielles.

Point de vue outil de développement pur, donc, Sébastien passe sa vie sur son IDE Delphi (qu'il pratique depuis tellement longtemps qu'il parle, pense, mange, dort et vit en Delphi). De mon côté, pas d'IDE à proprement parler ; c'est Notepad++, agrémenté d'une batterie de plugins comme Emmet, ColorPicker, NNTP ou encore TextFX, qui constitue l'essentiel de mon environnement de dev, couplé à WinSCP pour pouvoir éditer en direct sur nos serveurs (je ne suis pas fan du couple développement local/upload pour le test. Pas assez rapide).

Nécéssité oblige, nous travaillons pas mal aussi via des machines virtuelles. Le coeur de Freedelity, Kelare, tournant sous Linux, il y a donc en permanence l'une ou l'autre VM Linux ouverte sur VMWare ou Virtualbox. Ou un XP Embedded parce qu'il faut boucler une intégration sur un logiciel de caisse. Ou un environnement spécifique propre à un client particulier.

Nicolas, notre développeur industriel/mobile, jongle entre XCode pour iOS et Netbeans pour Java. Occasionnellement, il joue aussi avec des arduinos ou des rapsberry pi, manie le fer à souder et hacke des caisses enregistreuses avec un iPad et un port jack audio (c'est un ingénieur, faut l'excuser...)

Et pour nous assurer que tout cela tourne rondement, Tortoise SVN nous garantit un versioning de qualité.

Dessine-moi un mouton en CSS3, s'il te plaît...

Comme tout graphiste qui se respecte, j'ai été biberonné à Photoshop et à Illustrator. Il est donc normal que la dernière version de la Creative Suite d'Adobe occupe la majeure partie de mon SSD. Au quotidien, j'utilise assez peu de plugins - tout au plus quelques extensions comme Kuler ou BlendMeIn. J'ai ma propre bibliothèque d'actions, peaufinée et entretenue amoureusement.

Pour ce qui est du front-end de notre plateforme, il a été commencé "à la brute" (quasi en codant avec les pieds, c'est dire). Au fur et à mesure, on a évidemment réutilisé par mal d'existant, ce qui m'a amené à me constituer une petite collection de librairies et de snippets JS et CSS. Jusqu'à très récemment, je ne me basais sur aucun framework existant, ayant développé mes propres classes, mon système de grid, etc... Mais après être tombé sur un projet extrêmement novateur appellé Semantic UI, j'en suis devenu amoureux et je commence à l'intégrer de manière assez importante dans tous les nouveaux développements. A terme, il est plus que probable qu'il remplacera une bonne partie du CSS actuel.

Pour le javascript, bien entendu, c'est jQuery qui est aux commandes. La liste des plugins utilisés est aussi disparate qu'importante, ce qui nous oblige parfois à jongler avec les versions de la librairie; par exemple, notre éditeur WYSIWYG gueulera si on lui met un jQuery supérieur à la version 1.4.1, alors que la majorité des autres plugins s'appuient sur des méthodes de délégation plus évoluées que le simple .bind(), mais qui demandent une version 1.7 minimum. Cela produit parfois des résultats... intéressants. Inutile que dire qu'un gros travail d'harmonisation figure en bonne place dans notre to-do list !

Un certain temps, j'ai également pas mal utilisé des préprocesseurs CSS comme LESS ou SASS, en me constituant des petites collections de mixins. Mais avec le temps, il est apparu que la facilité de développement était pénalisée par une perte certaine des performances. J'ai donc abandonné le système pour revenir à du CSS pur, sans fioritures.

A ce propos, un petit mot : pour des raisons évidentes de facilité, nous avons décidé de ne pas supporter internet explorer versions 8 et précédentes dans les modules d'administration. Ces versions sont supportées du mieux possible dans les parties publiques du site, qui imposent une faible complexité au niveau du JS et du CSS, mais dès qu'on entre dans les fonctions avancées comme le moteur de queries, la plateforme de communication, l'éditeur HTML ou les outils analytiques, c'est IE9 minimum, Firefox ou Chrome (et encore, ce dernier est en train de devenir tellement chatouilleux et paranoïaque que j'ai de plus en plus tendance à switcher vers un navigateur Chromium-based alternatif comme Yandex).

# /usr/bin/admin

Voilà pour l'essentiel des outils sur lesquels nous passons nos journées. A côté de cela, il y a évidemment tous ceux employés par notre équipe pour leur travail quotidien : l'incontournable Office, évidemment (on a tenté le coup avec Open Office mais ce fut une catastrophe), Mozilla Thunderbird pour les mails (notre bon CEO est allergique à Outlook...), Dropbox pour le partage des fichiers avec différents niveaux d'autorisations selon les teams, Skype pour la messagerie instantanée, et Teamviewer ou LogMeIn pour la maintenance à distance.

Et puis, il y a un gros, un très gros paquet d'applications développées 100% en interne et sur mesure pour le support, l'administration, la facturation, les relances, les offres, le testing, la gestion du matériel, le suivi, etc... Je ne vais pas vous détailler tout cela, mais pour vous donner une idée de notre vision de l'efficacité, nous avons préféré consacrer trois mois à développer notre propre CRM in-house plutôt que de customiser un système existant comme Sugar CRM (que nous utilisions avant, mais qui a rapidement montré ses limites dans le cadre de nos activités).

Alors, pour conclure : à tous ceux qui n'ont pas compris un traître mot de tout ce qui précède, je présente mes excuses les plus sincères. Nous reviendrons à des considérations plus généralistes et plus existentielles dès le prochain numéro, promis juré. Et à ceux des plus barbus de nos lecteurs qui se sont exclamés "Comment ? Mais WTF, ils n'utilisent pas ... ou ... (compléter selon votre choix), quelle bande de n00bs !", je répondrai : "Les meilleurs outils ne sont-ils pas ceux qui vous garantissent une efficacité sans faille et une productivité optimale ?".

Le choix des outils que vous utiliserez est déterminant dans la manière dont vous accomplirez votre boulot. Si votre meilleur pote ne jure que par tel ou tel IDE, cela ne veut pas dire qu'il est adapté à vos besoins spécifiques. Pourquoi perdre six mois à maîtriser Photoshop si vous n'avez besoin que de convertir du JPEG en PNG ? Notre expérience nous a démontré, à de multiples reprises, qu'il est parfois plus judicieux de "perdre" quelques jours pour créer ses propres outils et être certain qu'on les maîtrisera mieux que n'importe quel autre plutôt que de s'appuyer sur des solutions toutes faites qui finiront toujours par gêner aux entournures. En plus, en agissant de la sorte, on apprend de nouvelles choses, on améliore ses capacités de créatif ou de développeur, et on peut valoriser ces nouvelles compétences dans ses divers projets. Tout bénef, win-win et tout le tralala !

Comme de coutume, je vous laisse avec un petit article relatif à la réflexion qui précède. Il illustre bien le propos que j'ai essayé de faire passer dans cette chronique, et j'ai trouvé qu'il résumait parfaitement cet état d'esprit qui devrait être propre à tout startupeur : “I build my own tools and you should too”.

Marc
Publié le 10/04/2014 @ 18:00:00 Dans Chroniques
Ouille ! (oui, on vous l'a déjà dit, nous sommes belges). Encore un gros mot dans nos chroniques. Entre nous, on n'est plus à ça près...

J'ai commencé ma carrière très classiquement (ou presque). Indépendant, je réalisais des contrats pour l'une ou l'autre société. Il va sans dire que socialement (et commercialement), je n'avais souvent que peu de contacts en dehors des personnes nécessaires à l'obtention du contrat et à la bonne réalisation de celui-ci. Du coup, peu de feedback négatif, et quasi jamais eu de confrontation. Une vie de rêve, quoi... Mais qui manque de challenge.

Il y a 5 ans, quand nous nous sommes dits, Marc et moi, que plutôt que de toujours bosser projet par projet pour des clients on pourrait en développer un par nous-mêmes, la roue a tourné. Nous avons rencontré des personnes enthousiastes, qui nous ont aidé à porter notre projet bien plus loin que nous ne pouvions l'imaginer, mais en même temps nous avons trouvé sur notre route des gens qui s'étaient d'office convaincus que nous n'avions pas les capacités nécessaires et que notre projet n'intéresserait jamais personne.

Et c'est là qu'un premier déclic a eu lieu. Je n'ai jamais apprécié l'opposition, et n'y avais jamais été confronté que d'une manière personnelle, rarement professionnelle. Donc quand une personne, bien placée, avec un bon réseau, vous annonce que votre idée est moisie, le soir même vous retrouvez seul face à votre feuille en vous posant un tas de questions. C'est là que l'entrepreneur doit se différencier de la masse, et se réveiller.

Les monsieurs non

Je me souviens de quelques cas spécifiques, qui resteront dans ma mémoire toute ma carrière. Le lendemain de notre première "descente en flèche", que pensions-nous à votre avis ? Exactement comme le titre de cette chronique : "Merde !". Digérer ce premier obstacle nous a demandé quelques jours, mais la colère et la frustration ressenties se sont rapidement transformées en détermination, en volonté de réussir encore plus fort que les jours précédents. Car oui, l'idée était bonne. Oui, nous en avions les capacités. et le simple fait de ne pas avoir l'une ou l'autre ligne dans un CV ne pouvait en rien permettre à une personne extérieure d'affirmer ce dont nous (je dis bien nous) n'étions pas capable. En quoi ces personnes peuvaient-elles se permettre de juger et de prétendre que nous n'étions pas à la hauteur de notre projet? Ou qu'il n'a aucune chance de réussir ? Quel intérêt ?

Avec le temps, on se rend compte qu'il y a une infinité de personnalités chez les personnes que l'on côtoie, mais qu'une constante revient souvent : ceux qui ne croient en rien, qui sont incapables de réimaginer le monde comme ils en ont envie, dont l'avenir est dicté plus par la peur que par l'envie de réussir, de progresser et de changer ce qui cloche autour d'eux. Ces gens ne méritent ni votre attention, ni votre temps, ni votre énergie. Et chaque confrontation avec l'un d'entre eux ne doit que renforcer cette conviction.

Bien sûr, il ne faut pas tomber dans le piège inverse. Il y a des avis négatifs qui sont très intéressants à considérer, parce qu'ils sont destructifs/constructifs, parce qu'ils vous apportent l'angle inédit auquel vous n'auriez jamais pensé, ou parce que, peut-être, votre idée est réellement foireuse. Mais au fil des années, vous commencerez à "ressentir" ces personnes, et vous éviterez quasi instinctivement celles qui vous sont nuisibles. Il faut garder la tête sur les épaules, éviter de croire que vous avez été touché par la lumière divine et avoir un comportement hautain. Il faut surtout rester attentif et à l'écoute du monde qui vous entoure.

Savoir retourner le négatif

Un état d'esprit continu, voilà ce qu'il vous faut. Je vais vous donner deux exemples, un privé et un professionnel, et vous comprendrez peut être mieux le message que j'essaie de vous faire passer.

Il y a quelques semaines, j'allais comme visiteur à un salon. Arrivé à l'entrée du parking, un homme âgé m'insulte copieusement et klaxonne sans arrêt car j'ai osé ne pas avancer assez vite, et qu'il a peur qu'une autre voiture prenne la place devant moi. Je lui fais un signe calme d'apaisement, et je continue simplement ma route, car je ne vois aucun intérêt à la confrontation et m'énerver n'a aucune utilité. Quelques minutes plus tard, l'homme s'en prend à un autre automobiliste, à tel point qu'une fois garé il sort de sa voiture pour invectiver et agresser verbalement ce pauvre automobiliste incrédule.

Témoin de la scène, je vois à quel point cet autre conducteur se demande ce qui lui arrive. Je me dirige vers lui pour lui expliquer qu'il n'est pas le seul a avoir été insulté, et que la personne en question doit être plutôt stressée (ou simplement conne, c'est une hypothèse très valable avec le recul). Sur ce, nous avons rejoint le salon ensemble, en évoquant ce que nous faisions dans la vie, et nous sommes tous les deux repartis avec la carte de visite de l'autre, heureux d'avoir fait une rencontre fortuite et utile. Et tout cela, grâce à un petit vieux qui insultait tout le monde sur sa route. Etonnant, non?

Deuxième anecdote : nous planifions des vacances avec une amie proche. Pour des raisons compliquées à expliquer ici, en toute dernière minute, nous nous retrouvons seuls dans la grande maison louée pour l'occasion, un peu déçus et un peu tristes... Après tout un trajet en faisant un peu la moue (ce qui est dommage pour partir en vacances) on arrive sur place, résignés à profiter de l'espace, tout en ruminant le regret des moments prévus.

Au final, plutôt que de passer les vacances en famille, nous avons mis ce temps à profit et ce grand espace pour revoir plein d'amis de la région. Nous n'avons pas passé un seul jour seuls, et alors que je termine ces vacances en écrivant ce billet, elles seront pleines de souvenirs. Certes, certains mauvais, car on ne peut pas ne pas tout mettre de côté, mais il y en a grâce à ce retournement pleins de bons, de très bons, et cela restera un souvenir intéressant. Toutes les situations, aussi mauvaises soient-elles, peuvent à un moment ou à un autre redevenir positives, il suffit de s'en donner l'occasion et le droit.

Personne n'est anodin

Je voudrais aussi ajouter un petit mot sur les personnes "de tous les jours" que l'on rencontre et que nous considérons parfois comme inférieurs parce qu'ils sont facteurs, serveurs, petites mains, ou que sais-je encore. Depuis toujours, mon père m'a inculqué que personne n'est inférieur, et qu'il est très important de faire preuve de respect vis à vis de toutes ces gens qui font en sorte que ce dont nous avons besoin au quotidien fonctionne sans friction.

C'est donc naturel, pour moi, de dire bonjour en souriant quand j'entre dans une poste, de saluer le livreur par son prénom, de discuter 2 minutes avec le responsable de la sécurité ou du stand ravitaillements dans un salon, ... Et vous savez quoi ? Personne ne le fait, du coup, si un jour vous avez besoin d'un verre alors que le stand est fermé, si vous avez besoin de déposer un sac à l'abri proche du garde sécurité, ou si vous avez besoin d'un colis alors que vous n'êtes pas là, ... tout cela devient possible ! Toutes ces personnes sont adorables, serviables, et pour peu que l'on s'en rende compte et que l'on considère parler à des êtres humains et non à des robots/esclaves, tout devient possible !

Ce n'est pas facile...

Non, tout cela n'est pas naturel, on doit souvent se forcer à réagir, et ne pas se laisser aller quand on a une mauvaise nouvelle. Mais avec une bonne dose d'impulsivité et de folie, on peut retourner presque toutes les mauvaises situations en quelque chose de positif. Certes ce ne sera pas forcément ce que l'on espère, ce n'est pas toujours ce que l'on avait prévu, mais... Les résultats dépassent souvent les attentes, mais différemment.

Essayez d'adopter un comportement positif et constructif au jour le jour. Et ... on en reparle dans quelques mois!

Sébastien
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