Freedelity  - Derniers blogs actifs  - Liste des blogs  -
Utilisateur   Mot de passe  
Webmaster
Suivez l'actualité de Freedelity en direct. Abonnez vous dès maintenant à notre flux RSS, à notre page facebook et à notre feed Twitter!
Episode 12 - Le psychopathe, le créatif et le vendeur
Publié le 04/12/2013 @ 09:00:00 dans la catégorie Chroniques
Je vous rassure tout de suite, je n'ai abusé d'aucune substance illicite pour vous pondre un titre aussi improbable. En fait, je voudrais aujourd'hui mettre l'accent sur un facteur essentiel du succès d'une entreprise qui gagne : la complémentarité des talents.

Avant de commencer, petite introduction : je m'appelle Marc, je suis "l'autre" fondateur de Freedelity, et je passe mes journées à jouer avec Photoshop, Powerpoint, Word, Illustrator, de l'HTML, du CSS et du Javascript (c'est une façon détournée de dire que je m'occupe de tout ce qui est graphisme, visuels, design, rédactionnel, communication, marketing et développement UI/Frontend). Pour ce qui est de blog, j'ai déjà souvent relu et corrigé les articles qui y sont postés, mais j'ai pensé qu'il était intéressant pour vous d'avoir une autre opinion sur ces chroniques. Et maintenant que les présentations sont faites, plongeons dans le vif du sujet.

Pour l'anecdote, c'est Sébastien le "psychopathe", car depuis que nous sommes tous les deux tombés sur un article expliquant qu'on trouvait la plus grande proportion de ce genre de personnes chez les CEOs, il a exigé - menaces corporelles à l'appui - d'avoir ce titre sur sa carte de visite. Ceci explique cela, fin de l'anecdote, boum, on continue !

Des chiffres, des chiffres !

Nous vous l'avons déjà expliqué en long, en large et en travers : nous sommes, à l'origine, une boîte de techos, avec un développeur hardcore d'un côté et un créatif de l'autre. Ce qui fait que, malgré nos talents respectifs, nous n'avions - avant Freedelity - que peu d'affinités avec le monde des finances, de la vente, du support ou encore du marketing. Bien sûr, par nos historiques d'indépendants, nous avions déjà un peu touché à tout, mais plus en dilettantes amateurs qu'en véritables professionnels. Et puis, il a fallu apprendre.

Le premier challenge fut de composer avec des personnes capables de comprendre les chiffres. Notre premier business plan tenait sur une demi-feuille A4, et était tellement risible et approximatif que nous nous demandons encore comment il a été accepté par le notaire auprès duquel nous avons ouvert la première déclinaison de l'entreprise !

Vous imaginerez dès lors aisément que le cheminement requis pour arriver à élaborer un plan d'affaire digne de ce nom, avec estimations, projections, rapports et planifications stratégiques fut assez douloureux. Fort heureusement, deux personnes nous furent d'une aide précieuse : tout d'abord notre "coach" de chez Solvay Entrepreneurs, qui à force de patience sut nous inculquer les rudiments de l'art des chiffres, et ensuite notre premier investisseur, David, qui outre les premiers fonds externes apporta une expérience plus que bienvenue dans les montages financiers et la gestion des aspects financiers de la boîte. D'ailleurs, encore aujourd'hui, c'est lui qui peaufine amoureusement les énormes fichiers Excel où résident l'essentiel de notre stratégie chiffrée.

Des gens, des gens !

Avoir un plan financier et quelqu'un pour le faire vivre, c'est bien. Avoir des gens qui font en sorte que les chiffres collent à la réalité, c'est mieux. Nous avons donc accueilli nos premiers vendeurs, François et Stéphane, qui ont commencé à pousser les portes des petits commerces, puis ont par la suite assiégé les bureaux des responsables marketing et des directeurs généraux de nos futurs clients. Au début de cette année, nous avons agrandi l'équipe de vente en y rajoutant quatre personnes supplémentaires, ainsi qu'un responsable du support technico-administratif et un développeur mobile/industriel.

Avec le recul, nous réalisons que cette diversification a été une phase essentielle d'une croissance réussie; chacune des personnes qui nous a rejoint possède un talent nécessaire à l'entreprise (talent qui nous faisait défaut, à nous autres fondateurs). Bien sûr, il y a également le facteur disponibilité qui joue énormément, car il n'y a hélas que 24 heures dans une journée, et il est obligatoire de déléguer les choses si l'on ne veut pas se noyer irrémédiablement.

Un simple exemple pour illustrer ce propos : Sébastien passe de plus de plus de temps à rencontrer des clients potentiels et gérer des dossiers importants (et honnêtement, je crois qu'il a découvert là un côté du boulot qu'il adore), mais il se retrouve le plus souvent derrière son clavier à jongler avec l'extension de la plateforme Freedelity, la résolution des bugs, les intégrations avec les logiciels de caisses, les développements spécifiques, et j'en passe. Parce que c'est là que ses compétences intrinsèques seront les plus utiles à l'entreprise.

Non Jef, t'es pas tout seul...

On vous l'a dit, les entrepreneurs pleurent parfois. C'est d'autant plus vrai que nombre d'entre eux se lancent seuls dans la grande aventure entrepreneuriale, équipés pour seuls bagages de leur enthousiasme et de leur foi inébranlable en leur rêve. Mais la réalité reprend vite ses droits, et on réalisera (trop) rapidement qu'à moins d'être incroyablement doué et disposé à mettre toute sa vie privée ou sociale entre parenthèses pour une période plus ou moins longue, il va falloir compter sur d'autres compétences que les siennes seules.

Voilà pourquoi il est essentiel de s'entourer des talents adéquats : afin d'assurer à votre petite entreprise la parfaite dynamique qui la fera tourner à plein régime. Et lorsque vous avez réussi à rassembler dans votre équipe la parfaite combinaison de compétences et de personnalités, vous aurez la chance d'avoir mis en route une machine de guerre imbattable, qui se nourrira de sa propre efficacité et de ses propres succès.

Evidemment, il vous faut choisir des personnes qui croient en votre projet autant que vous-même, afin d'y insuffler l'énergie et la motivation nécessaires. De même, nul besoin d'aller pêcher dans des viviers de candidats bardés de diplômes et d'expérience, mais privilégiez avant tout l'intuition et la sensibilité au marché que vous visez.

Mais attention : ne pensez pas pour autant qu'il suffise de s'adresser à un bureau de recrutement et de leur balancer une liste de désidératas. Il vous faudra investir du temps et de l'énergie, faire passer d'innombrables interviews, rencontrer énormément de personnes, avant de trouver LA ressource qu'il vous faut absolument. Monter l'équipe idéale demande beaucoup d'énergie, mais le jeu en vaut la chandelle.

Marc
Copyright © Freedelity SA, tous droits réservés